L’inscription en école maternelle : une obligation ?

Jeu et éducation

L’enfant et l’école maternelle

Moi je ne suis absolument pas d’accord de mettre ces bébés dans un moule prédéfini. La petite enfance est sacrée, laissons leur le temps de la vivre en toute sérénité. Je suis convaincue qu’un petit enfant qui s’est développé harmonieusement dans son foyer, entouré de ses proches et à qui on a laissé son rythme de vie propre sera beaucoup plus apte à affronter une vingtaine d’années d’études. Bien sûr, comme dans toute matière éducative, on ne peut pas généraliser les principes. Si un enfant est élevé dans un milieu carencé, il est certain qu’il vaut mieux le scolariser le plus tôt possible pour essayer de compenser.

Mais si l’Education Nationale est une machine à uniformiser, nous, parents, devons également nous prémunir de cette manie de comparer les performances des jeunes enfants (j’ai déjà pu voir ca sur opti mum) et surtout, nous devons arrêter de nous inquiéter inutilement si notre petit ne sait pas encore dessiner une maison aussi bien que son voisin.

Quel est le bon moment pour l’école maternelle ?

Chaque enfant est un individu particulier. La croissance physique, intellectuelle et émotionnelle n’est pas linéaire et diffère de l’un à l’autre. L’un marchera à dix mois et l’autre à 15 mois. Et alors ? Il en est de même pour tout le développement. Cessons donc également en matière de scolarité de penser que tout le monde doit savoir faire la même chose au même moment.

Moi j’ai trois enfants, lorsque l’aînée avait trois ans, sa petite sœur est née. J’avais pensé que ce n’était pas le moment de l’inscrire à l’école maternelle. Après la rentrée des classes elle me répétait tous les jours qu’elle voulait aller à l’école parce qu’un jour j’avais cherché l’enfant d’une voisine et qu’elle avait découvert ce monde avec plein d’enfants et de petites tables qui lui avaient beaucoup plu et qu’elle était seule à la maison.

J’ai donc finti par l’inscrire, mais comme c’était une grande dormeuse, j’ai veillé constamment à ce qu’elle ait son comptant de sommeil, notamment je l’ai toujours gardée à la maison les après midis, même si on me suggérait régulièrement qu’elle ratait certaines activités. La deuxième avait besoin de beaucoup moins de sommeil et elle s’est adaptée très vite au rythme collectif. Lorsque j’ai inscrit la troisième, dès le premier jour elle a exprimé un sentiment de rejet de l’école maternelle, rejet de l’aspect collectif et non de l’acquisition des savoirs.

Jusqu’à cinq ans, elle a très peu fréquenté l’école maternelle pour lui laisser le temps de s’habituer en douceur aux contraintes. Je peux dire aujourd’hui, avec le recul, que les résultats scolaires au primaire étaient sensiblement les mêmes chez mes trois enfants et que le fait de traiter chaque enfant différemment n’a absolument pas influencé les résultats.